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jeudi 21 janvier 2016

La petite folle en cage

La magie des marionnettes c'est, entre autres, de pouvoir parler de sujets difficiles sans que ça devienne lourd. On peut suggérer une certaine violence pour faire naître un peu de compassion. On sait que ce n'est vrai, qu'on fait juste semblant, mais les marionnettes ont le tour de tout de même susciter une réponse émotive. Et comme elles sont souvent plus petites que nous, on a souvent l'impulsion de vouloir les protéger, elles nous font grandir d'une certaine façon! 

Alors, je vous présente ma petite folle en cage. Elle a été fabriquée dans le cadre d'un cours à l'université. Il y avait une contrainte de temps pour la fabriquer, ce qui m'a amené à explorer de nouvelles façons de procéder.



mardi 21 juillet 2015

Le Lien Filial

Voici une petite scène de marionnette que j'ai monté récemment. On a filmé le tout dans le salon, transformé pour l'occasion en studio. On a mis des draps noirs sur le murs et le plancher pour aider l'oeil à ne pas être trop diverti et se laisser aller davantage à croire à la vie de la marionnette.


           

mardi 14 juillet 2015

Barcelone à deux

Nous avons passer la semaine à Barcelone en amoureux. David était déjà en Espagne pour une conférence et je suis venue le rejoindre. Notre hôtel étant situé en face d'une de station de métro, on a facilement eu accès à toute la ville. Le métro est très convivial, il n'y a pas trop de monde, c'est pas cher (une carte à dix euros pour dix trajets) et il y a plusieurs jonctions, ce qui fait qu'on peut vraiment dessiner son chemin. Il y a aussi des ascenseurs à chaque station pour les gens avec des poussettes, des chaises roulantes, des valises ou des bicyclettes. Dans les wagons il y a l'air climatisé, mais on retrouvent quand même beaucoup de gens qui utilisent un éventail pour se faire un peu de vent. Il y a aussi souvent des petits chiens, qui ne sont clairement pas des chiens pour aveugles, mais qui sont apparemment les bienvenus.

Malgré que ce soit le mois de juillet, il n'y a pas exagérément de monde à Barcelone. En fait, comme les attraits touristiques se retrouvent sur toute la grandeur de la ville, les touristes sont dispersés et c'est plus agréable ainsi.


La beauté de Barcelone, de toute évidence, réside dans son architecture grandiose et unique du modernisme catalan, qui a été soutenu par le mécénat de la bourgeoisie de l'époque. L'apogée du mouvement se situe entre 1880 à 1930. Les œuvres de Gaudi, principal représentant du mouvement, sont superbes et donnent le ton à toute la ville avec une ambiance festive et une identité propre. J'ai visité l'intérieur de la maison Batlló, je me demandais si c'était un trappe à touristes pour qu'il y en ait moins dans la rue. C'était peut-être le cas, mais j'ai beaucoup aimé, c'était époustouflant de beauté et d'originalité. Il n'y avait pas une seule ligne droite. Le plafond était façonné en spirale, le carreaux des fenêtres étaient tous courbes et de différentes dimensions, même le plancher de la terrasse avait une légère courbe.
Je connaissais déjà un peu les œuvres de Gaudi étant venue à Barcelone il y a plus de vingt-cinq ans déjà. Mais, je n'avais pas visité les mêmes bâtiments et j'avais un peu oublié. Quoique en revoyant ses œuvres je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose qui s'était inscrit dans mon inconscient qui avait influencé mon sens de l'esthétisme. J'ai toujours aimé la mosaïque ou le trencadis (nom donné lorsque le motif est fait avec des morceaux de céramique, plutôt que de verre) c'est peut-être là que la graine avait été semé.

Malheureusement, les bijoux d'architecture que l'on peut retrouver au hasard des promenades ne sont pas faciles à prendre en photos. Les édifices sont souvent très hauts, bordés sur une rue très étroite, il n'y a aucun recul possible. Ils n'ont clairement pas été créer pour faire de jolies photos, mais plutôt pour enjoliver le paysage urbain et assouvir une fièvre nationaliste. Les Catalans sont fiers de leur culture et ça se voit.

On peut voir des drapeaux catalans orner les balcons ici et là. J'ai pu pratiquer mon espagnol un peu, mais pas tant que ça. Les catalans semblent préférer parler l'anglais que l'espagnol. J'ai discuté un peu avec une dame qui travaillait dans une boutique de masques de carnaval et comme il n'y avait pas d'autre client, j'ai entamé la discussion. Je lui ai posé la question: les Catalans préfèrent-ils parler espagnol ou anglais avec les touristes? Elle m'a répondu qu'effectivement ils préféraient souvent parler anglais. Selon elle cela s'expliquerait du fait qu'ils luttent toujours en quelques sortes pour préserver la reconnaissance leur langue, mais aussi qu'ils cherchent une opportunité de pratiquer leur anglais. Le catalan a retrouvé son statut de langue coofficielle en 1979, il avait été perdu en 1936. Ils ont des cours d'espagnol à l'école dès la quatrième années, ce qui fait qu'ils le comprennent bien. Par contre, quand on va dans des endroits moins touristique, les gens ne parlent pas toujours l'anglais et là c'est à mon tour de pratiquer un peu l'espagnol.


Entre le catalan et l'espagnol, c'est le catalan qui semble se rapprocher le plus du français. Cela pourrait peut-être s'expliquer en partie par l'emplacement géographique de la Catalogne, mais la partie historique est importante et très complexe. Un exemple: pour dire entrée et sortie en catalan on dit entrada et sortida, tandis qu'en espagnol on dire llegada et salida. Pour dire merci, ils disent merci, comme nous, mais, paraît -ils, en prononçant un peu moins le "r". Leur "s'il vous plaît" se dit "si us plau" qui ressemble étrangement au nôtre mal articulé, le "siouplaît" québécois. Ce qui fait que parmi plusieurs mots qu'on ne comprend pas, il y a soudain un mot qu'on croit reconnaître, mais ce n'est pas suffisant pour comprendre le sens des paroles.

La Rambla, qui signifie sable en catalan, est l'avenue emblématique de Barcelone. C'est une avenue piétonne, construite sur une ancienne rivière sèche, qui traverse la ville en allant jusqu'au port. Il y a plusieurs kiosques pour vendre des fleurs, des cartes postales, des bonbons et autres petites choses aux passants. Il y a aussi les terrasses pour prendre des tapas et un verre de vin. Vers 11h du soir, il y a un second souffle à la journée et les gens sortent prendre l'air. Ils ont fait la sieste, alors ils leur reste un peu d'énergie à dépenser, même les enfants. 
En me promenant sur la Rambla, je suis allée (David était allé voir une présentation à la conférence) jusqu'à la Boquería, qui est comme notre marché Jean-Talon en plus tassé et en plus coloré. En voyant toutes les carcasses d'animaux suspendus, je me suis dit qu'il n'y aurait rien pour moi à manger à cet endroit. Puis, au fond du marché, il y avait un kiosque de nourriture végé avec écrit en gros,"Organic is Orgasmic". Il y avait une grande file, était-ce le slogan qui en avait séduit plus d'un ou y  avait-t-il vraiment un intérêt pour la cuisine végétarienne? En tous cas, il y avait plusieurs très bons restaurants végétariens qui n"étaient pas très achalandé...


Je m'étais dit que ce serait drôle de jouer aux touristes au complet en faisant un selfie de nous  deux en voyage. Ça n'a pas été un succès, disons que ça a été drôle mais pour d'autres raisons. J'avais oublier de virer la caméra de bord sur ma tablette, ce qui fait que j'ai fait un beau sourire en prenant 3 fois le monsieur d'en face en photo... 

On a déniché sur le site Happy Cow (répertoire de plusieurs restos végétariens à travers le monde) un bel endroit où aller manger en soirée, qui s'appelle Catbar. C'est végétarien, donc parfait pour moi et il y est offert une trentaine de bières locales, ce qui satisfait mon autre moitié... Le soir il y a des musiciens et l'ambiance est sympathique. 

Il y a plusieurs incontournables à Barcelone, mais en même temps j'aime aussi observer les gens et parler avec eux si j'en ai l'occasion. Évidemment on est pas ici pour longtemps et on pourrait être tenter de courir pour ne rien manquer, mais on a envie de  juste essayé d'y vivre un peu, peut- être même faire la sieste. Oui, il y a des bâtiments époustouflants d'ingéniosité, mais l'âme de la ville ce sont avant tout les gens et pour prendre le poul de la ville il faut en quelque sorte écouter son rythme.

Nous nous sommes beaucoup promenés, nous avons mangé des tapas, visité des monuments, mais surtout nous avons passé du bon temps ensemble, à deux. Nous ramenons des souvenirs et quelques livres pour poursuivre notre apprentissage de l'espagnol et mieux comprendre la culture du pays. Nous avons choisi le format bande dessinée qui semblait tout adapté pour nous, puisqu'on peut s'appuyer sur les dessins pour mieux comprendre le texte. Une des œuvres s'intitule "El arte de volar " qui relate une histoire se déroulant de la guerre civile d'Espagne jusqu'à nos jours. La guerre civile semble un moment clé de leur histoire pour comprendre l'Espagne d'aujourd'hui. Nous avons aussi ramener des livres sur les magnifiques œuvres de Gaudi.

Et finalement, on a réussi à prendre un selfie de nous deux. On est pas vite, mais on apprend de nos erreurs parait-il.









mardi 30 juin 2015

Marionnette

Voici ma dernière création: une marionnette! Elle a piqué les anciennes lunettes à David qui n'a pas protesté. J'ai monté une courte pièce pour la mettre en valeur et la faire bouger un peu. Je mettrai le vidéo sur le blog quand il sera terminé.



vendredi 26 juin 2015

Un autre bilan d'étape

Ce texte fait écho à un autre, Bilan d'étape d'un parcours marginal, qui se voulait une réflexion sur notre expérience d'éducation à domicile.

Mes filles, qui ont maintenant 18 et 20 ans, ont terminé leur première année de Cégep. Chez nous, la dernière année en aura été une de transition et d'adaptation, car elles n'avaient auparavant jamais fréquenté une institution scolaire. Je me demande parfois pourquoi nous avons choisi d'assumer l'entière responsabilité de leur éducation. Je comprends que la tâche des parents dont les enfants vont à l'école n'est pas moins grande et que somme toute, le simple fait d'être parent est en soit une grande responsabilité. 

Mais qu'est-ce qui a bien pu motiver mon choix d'assumer le rôle de tuteur et d'ainsi renoncer à une carrière? Ce que je
sais, c'est que la décision s'est prise année après année basée sur un mouvement intérieur, une impulsion. Je crois que le choix d'éduquer ses enfants à la maison, s'apparente au désir d'avoir des enfants. Cela s'explique mal, on sait que ce sera beaucoup de travail et de sacrifices, mais on répond à cette impulsion de prendre soin et de transmettre chacun à sa façon.

C'est donc une nouvelle étape qui s'est amorcée pour notre famille, car auparavant, les filles ne s'étaient jamais assises sur un banc d'école. Nous avons fait ce que nous appelons au Québec l'école à la maison ou ce que nos voisins du sud appellent le "unschooling". Nous n'avons calqué ni la méthode ni l'horaire de l'école. Elles ont appris ce qu'elles avaient à apprendre sans devoir ni leçon, au rythme de leur intérêt. C'est un peu comme on procèderait pour faire un bon repas. On regarde les ressources disponibles et on ajuste les assaisonnements au fur et à mesure selon notre goût.

Nous avons été riche de temps passé ensemble. Nous avons pris le temps de jardiner, de respirer le parfum des fleurs. J'ai leur ai beaucoup lu d'histoires à voix haute et ce bien passé l'âge où l'on sait lire seul. C'était un temps pour s'émouvoir de la beauté des personnages ou de la finesse de l'écriture. C'était une pause, on faisait fi des aiguilles de l'horloge. Nous étions complices au fur et à mesure de toutes les péripéties et les questionnements des personnages. Nous nous mettions dans leur peau et nous profitions, en quelques sortes, d'une partie de leur vécu. Nous gagnions ainsi un peu plus d'expérience de vie par ricochet. En ayant plus de temps libre que si elles étaient allées à l'école, elles ont pu approfondir des intérêts qu'elles avaient. Elles ont investi beaucoup de leur temps dans des projets artistiques et elles se sont aussi intéressé, entre autres, à l'écologie, à l'alimentation et à l'herboristerie.

Toutes petites, j'ai passé plus de temps auprès d'elles pour l'apprentissage de la lecture. Puis, avec le temps elles sont devenues plus autonomes et je me suis consacrée davantage à mes projets personnels. La transition vers le Cégep s'est donc

mercredi 15 avril 2015

La belle du marécage



Voici la nouvelle venue, c'est une sculpture articulée. Je l'ai terminé tout récemment. Je lui ai tricoté une robe de soirée pour assouvir son désir de coquetterie. J'ai hésité un peu, prenant en considération le temps à investir pour lui offrir un tel cadeau, mais j'ai finalement consenti pour lui faire plaisir. Il faudrait que je lui trouve un nom. Avez-vous des suggestions?









samedi 14 février 2015

Vidéo: Les trois pommes

J'explore le monde des mots et de la vidéo en toute simplicité dans le confort de mon salon... 
Merci de votre écoute!